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Conscience et matière

François Kammerer

Editions Matériologiques
Format: PDF

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Prix :
24,99

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Voir une tache rouge, éprouver une douleur soudaine à l’épaule, sentir l’odeur du café, entendre le son d’une trompette?: voilà des exemples typiques de ce qu’on appelle des « expériences conscientes ». Ces expériences conscientes intéressent les philosophes de l’esprit depuis longtemps, notamment car elles semblent poser un problème fondamental à la conception matérialiste du monde. Il semble en effet extrêmement difficile de comprendre comment une expérience consciente – un vécu subjectif, qualitatif, éprouvé en première personne – peut provenir du fonctionnement du cerveau – un système certes complexe, mais purement matériel. Les expériences conscientes semblent tout simplement distinctes des processus purement matériels, et mettent donc en péril le matérialisme. Face à cette difficulté, de nombreux philosophes matérialistes optent pour une stratégie épistémique?: ils affirment qu’il n’existe rien d’autre que de la matière et que, si le matérialisme concernant l’esprit nous semble faux, nos intuitions antimatérialistes peuvent être elles-mêmes entièrement expliquées dans un cadre purement matérialiste.
Cet ouvrage poursuit un triple projet. Premièrement, il entreprend d’exposer le problème de l’expérience consciente pour le matérialisme, tel qu’il se pose dans la philosophie contemporaine depuis une quarantaine d’années. Deuxièmement, il présente et critique diverses tentatives philosophiques récentes pour défendre le matérialisme en poursuivant la stratégie épistémique. Troisièmement, il avance une théorie originale visant à l’explication de nos intuitions antimatérialistes dans un cadre matérialiste, poursuivant ainsi la stratégie épistémique de défense du matérialisme.
La conclusion de cet ouvrage est radicale?: la manière la plus satisfaisante de défendre le matérialisme, et d’expliquer nos intuitions antimatérialistes dans un cadre matérialiste, conduit à l’illusionnisme concernant la conscience. Dans cette conception, les expériences conscientes, en un certain sens, n’existent pas, mais semblent simplement exister. Nous n’avons jamais d’expériences visuelles de taches rouges, ou d’expériences de douleur soudaine à l’épaule, même s’il nous semble parfois les avoir. La conscience n’est qu’une illusion introspective. Cette illusion de conscience, ainsi que le fait crucial que cette dernière soit si difficile à nous représenter comme telle (de sorte qu’à proprement parler l’idée que la conscience soit illusoire nous frappe inévitablement comme incohérente et « absurde »), sont expliqués dans un cadre purement matérialiste.

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